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Cahier dans lequel je fais mes pages du matin.

[Trame sonore lors de la rédaction : l’album My Second Childhood de Shai Maestro]

Si je n’ai pas commencé à bloguer ici le 1er octobre comme prévu, j’ai toutefois recommencé à écrire mes pages du matin ce jour-là.

C’est quoi, les pages du matin? En gros, c’est un exercice popularisé par l’auteure Julia Cameron en 1992 avec son livre Libérez votre créativité (The Artist’s Way). Ça consiste à écrire tout ce qui nous vient en tête sans s’arrêter, et ce, pendant trois pages, au réveil.

Le but de l’exercice est de se vider la tête pour pouvoir créer en se sentant plus léger et en étant moins déconcentré. En ce qui me concerne, j’ai découvert l’exercice pendant mes études en musique au Cégep de Saint-Laurent, dans le cours d’écriture de chanson de Marie-Ève Bouchard (alias Meb), donc en 2012 ou 2013. Elle nous avait demandé de le faire pendant une semaine et j’avais trouvé l’expérience intéressante.

Depuis, quand l’envie me prend, je m’y remets pendant quelques jours. Souvent pendant une semaine ou deux. Mais cette fois, je me suis lancé le défi de faire mes pages tous les matins pendant un mois. C’est que je suis tombée sur Libérez votre créativité à la bibliothèque de mon quartier, et ça m’a rappelé l’exercice. Ma vie ne m’a jamais semblé aussi chaotique qu’en ce moment et ça tourne vraiment vite dans ma tête, donc je me suis dit que ça serait un bon moment pour réessayer sur une période plus longue et voir ce que ça donne.

D’ailleurs, j’ai autant fait l’exercice à la main qu’à l’ordinateur. Comme le but est d’écrire sans arrêt et, surtout, sans se censurer, je trouve que c’est plus efficace d’écrire à la main. Beaucoup moins tentant et moins facile de revenir à l’arrière pour reformuler une phrase ou corriger une faute! Ce qu’on écrit est pour nous, personne ne devrait lire ces pages-là. Même nous : Cameron suggère d’attendre huit semaines avant de se relire!

Cahier dans lequel je fais mes pages du matin.
Reprendre les pages du matin m’a donné une excuse pour m’acheter un nouveau cahier (une de mes rares faiblesses). Bon, il vient de chez Dollorama (petit budget oblige) et je le trouve laid, mais c’était l’option la moins pire…

Jusqu’à maintenant, c’est un déluge de frustration où j’essaie de trouver du positif alors que tout semble contre moi en ce moment. Tsé, mon téléphone est tombé dans le bol d’eau du chat, à côté de ma table de chevet, pendant que je prenais ma douche alors que je l’ai toujours mis là. Je comprends toujours pas comment le plongeon de l’appareil s’est produit… Mais bon, ça fait juste quatre jours que j’écris mes pages, je sais que ça prend du temps avant que des choses débloquent.

Je suis encore en train de lire le livre de Cameron. J’en ai lu la moitié et jusqu’à maintenant, en dehors des pages du matin et du rendez-vous avec son artiste (c’est-à-dire de prendre rendez-vous avec soi-même à la même case horaire chaque semaine, pendant deux heures, pour explorer sa créativité ou avancer un projet), je pense que son approche n’est pas pour moi. Je ne sais pas si c’est en partie dû au fait que je lise la traduction française (je préfère lire les versions originales lorsque possible), mais my god que je trouve ça trop new age (pour reprendre les mots d’une de mes colocs) et spirituel. Et le my god, c’est un clin d’œil à un terme qu’elle utilise tout au long de l’ouvrage, si ça peut vous donner une idée. Honnêtement, je ne suis pas certaine que je vais le lire en entier. Je sais que pour plusieurs artistes, ce livre est un incontournable, mais je ne pense pas que je le recommanderai.

Bref, je ferai peut-être un bilan de ce que je retire de faire l’exercice sur une période étendue.

En passant, j’ai créé une playlist pour regrouper toutes les suggestions d’albums que je ferai au fil des articles. Je vais voir comment je vais m’arranger pour quelle soit facile à retrouver pour celles et ceux que ça intéresse. Pour le moment, elle est juste là :

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