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Julie Gagné

  /  Expérimentation   /  Flirter avec le minimalisme digital
Une rare photo de moi avec un téléphone intelligent en main.

[Trame sonore lors de la rédaction : l’album Gently Disturbed du Avishai Cohen Trio] [Playlist complète]

Aujourd’hui, je triche un peu : j’ai décidé de terminer un texte que j’ai commencé il y a quelques semaines et qui était initialement destiné à être publié sur Écolo imparfaite. My blog, my rules!

Ironique d’aborder le sujet alors que je viens de commencer un deuxième blogue? Probablement un peu, oui. En même temps, pas vraiment.

Comment je me suis intéressé au sujet

Le minimalisme digital auquel j’ai commencé à m’intéresser en 2017 n’est pas nécessairement dans l’utilisation de la technologie en général, mais plutôt de réfléchir à comment et pourquoi je l’utilise. Dernièrement, je m’informe davantage sur le sujet, et je lis et écoute beaucoup le spécialiste de l’heure en la matière : Cal Newport. Si le minimalisme digital t’intrigue, je te suggère fortement de commencer par son blogue et d’écouter quelques entrevues qu’il a données. Il a également écrit un livre sur le sujet, qui est sur ma liste à lire.

Je rédige mes articles d’abord dans Word. Avec Écolo imparfaite, j’ai longtemps écrit directement dans WordPress, mais vous savez ce qui arrive quand on a plusieurs onglets d’ouverts dans son navigateur web : il y a au moins un d’eux qui informe d’une nouvelle notification (ou même plusieurs). Je pense ici aux réseaux sociaux ou notre boîte de courriels par exemple. Depuis que j’ai changé ma façon de faire, je me sens plus efficace dans ma rédaction. J’ai aussi pris l’habitude de carrément me déconnecter des réseaux sociaux et de fermer les onglets dérangeant quand je suis rendue à travailler dans WordPress. Même chose quand je compose ou que je travaille sur d’autres projets.

Ça fait longtemps que je veux faire suite à mon article sur le minimalisme digital afin d’aborder les réseaux sociaux. Dans ce dernier, je partageais plutôt comment j’avais fait du ménage dans ma consommation de contenu en ligne et les plug-ins que j’utilise pour « contrôler » mon temps en ligne (ce qui fonctionne plus ou moins bien, haha!).

Une rare photo de moi avec un téléphone intelligent en main.

Mais en 2018, j’ai vraiment commencé à détester la relation que j’avais avec les réseaux sociaux. Je les utilisais trop dans le but de tuer le temps alors qu’à la base c’était pour promouvoir mes projets et j’ai tendance à me comparer aux autres sur le fond, et non dans la forme. Par exemple, j’envie parfois mes collègues blogueuses écolos qui donnent plusieurs conférences par mois dans le sens où on leur fait confiance et quelles ont du succès… mais les conférences, pour en avoir donné, c’est pas pour moi. En donner une de temps en temps ça peut aller, mais je ne pourrais définitivement pas faire ça à temps plein.

Dans le cas de Facebook, je reste surtout en contact avec des membres de ma famille, gens que je ne côtoie plus ou que je ne croise que rarement (des anciens collègues du secondaire et du Cégep). Mes meilleur(e)s ami(e)s utilisent très peu les réseaux sociaux et grand bien leur fasse. Du côté d’Instagram, c’était d’abord uniquement pour le blogue, puis j’ai découvert plusieurs artistes issus de domaines divers et… the rest is history.

À gauche : Une rare photo de moi avec un téléphone intelligent en main.

Autant ces plateformes peuvent rapidement devenir une perte de temps, autant ça m’a permis de rencontrer des gens qui partagent mes valeurs et mes objectifs environnementaux. Sans eux, je sais pas si j’aurais autant changé mes habitudes ni même si ces changements auraient duré dans le temps! Ils m’ont aussi permis de découvrir des artistes que je n’aurais peut-être jamais connu autrement.

Pause de réseaux sociaux

En mars dernier, alors que j’étais extrêmement confuse du point de vue de mon avenir professionnel, j’ai décidé de mettre Écolo imparfaite de côté pour une durée indéterminée (depuis, j’y mets du temps on and off sur les réseaux sociaux). C’était donc le meilleur moment pour prendre également une pause de réseaux sociaux. Je n’ai donc pas utilisé les réseaux sociaux en avril 2019, soit pendant 30 jours.

J’ai désinstallé les applications mobiles de Facebook et Instagram, et j’ai bloqué leurs sites web sur Firefox (ordinateur portable, tour, et mobile) à l’aide de LeechBlock.

Le plug-in Mind the Time sur Firefox sur mes ordinateurs (portable et tour) est intéressant parce qu’il permet de voir combien de temps on a passé sur un site (y’a même des bilans hebdomadaires et mensuels!). Je m’en suis servi pendant mon break de réseaux sociaux et, à la fin du mois, j’ai fait le pénible exercice de calculer le temps que j’avais passé en ligne en général de mars à mai (#IHateMaths). J’ai fait la même chose pour chaque plateforme sociale que j’utilise.

Je déteste les maths, mais j’ai fait un effort pour l’exercice.

Notez que je n’ai pas pu calculer le temps passé sur les différentes plateformes depuis mon téléphone parce que j’utilise un appareil Android, et cette fonction ne semble pas disponible sur ceux-ci. Je n’allais déjà plus sur Facebook avec mon téléphone depuis un moment, mais ça augmente le temps réel passé sur Instagram en mars et en mai . Peut-être un peu YouTube aussi, mais je n’ai jamais eu l’habitude de regarder des vidéos sur un petit écran sur une longue période.

J’ai encore du travail à faire, mais on voit déjà une légère réduction de mon temps passé en ligne!

Par quoi j’ai remplacé le temps passé sur les réseaux sociaux

J’te dis que quand tu te bloques les réseaux sociaux, tu redécouvres du temps libre que tu pensais pas avoir! Je m’étais préparé une petite liste de choses que je pouvais faire quand je commençais à trouver le temps un peu trop long (tsé, le but c’est pas de déconnecter pour fixer le plafond). Voici ce que ç’a donné (temps total pour le mois d’avril) :

  • Lecture : 7h15
  • Netflix : 22h45 (outch.)
  • YouTube : 37h12 (c’est déjà dans le tableau ci-haut, mais je le remets quand même parce que c’est énorme)
  • Musique (pratique d’instrument, composition ou arrangement) : 16h15 (grosse amélioration ici, considérant que j’avais une job de jour épuisante à temps partiel!)
  • Pratique de norvégien* : 5h30
  • Podcasts : 0h30 (mais j’en ai sûrement aussi écouté au moins un d’une heure en marchant)
  • Écriture/journal : 1h00
  • Exercice (autre que vélo pour aller travailler) : 3h00

*Yep, j’apprends le norvégien. Pourquoi? Ça sera le sujet d’un prochain article. 😉

J’avoue que je ne suis pas fière, surtout quand on regarde le temps passé sur Netflix! Ça m’a confirmé que je faisais bien de ne pas avoir de compte avant d’emménager avec mes colocs actuelles (on partage un compte).

En fin de compte, les réseaux sociaux ne m’ont pas manqué pendant ce mois off. À quelques rares reprises, je me suis demandé si j’avais eu d’autres réactions sur l’annonce de ma pause d’Écolo imparfaite, mais that’s it. Je n’ai pas une vie sociale très remplie et j’utilise ces plateformes principalement pour partager mes projets, pas ma vie personnelle. Et comme je suis introvertie de nature, les plateformes numériques sont l’outil idéal pour faire connaître mon travail, alors ça reste une relation amour-haine entre elles et moi.

Bref, je dois encore trouver le bon équilibre. C’est pourquoi, en novembre, je veux retenter un mois sans réseaux sociaux (ou avec une limite de temps très restreinte par jour ou semaine) MAIS sans Netflix et YouTube. Comme le compte Netflix de ma coloc est suspendu pour quelque temps (pour des raisons budgétaires), j’ai déjà ça de coupé. Ça devrait aider à faire la transition à… bah, pratiquement rien, rendu là! Mon but est de donner un bon coup pour avancer mes projets professionnels et personnels ce mois-là; octobre, c’est le mois de préparation, d’organisation et de transition.

Ce qui m’amène à cette annonce : comme je ne partagerai pas mes articles sur les réseaux sociaux pendant en novembre, tu peux utiliser le flux RSS du blogue pour suivre les nouvelles publications quotidiennement avec ton lecteur de RSS pref (le mien, c’est Feedly), ou t’inscrire à mon infolettre. Pour l’instant, mon plan pour cette dernière est de faire un envoi le dernier jour du mois avec un résumé des articles publiés sur le blogue et des autres projets (professionnels et bénévoles) auxquels j’ai participé dans le mois.

N.B. : La playlist de mes suggestions d’albums est maintenant dans la marge du blogue et en début d’article.

Comments: 2

  • 07/10/2019

    Super article Julie! Un article qui me donne réellement envie de tenter l’experience au minimum pour une semaine et ce n’est déjà pas si évident tellement c’est un réflexe. Justement, j’ai pas mal l’impression qu’au delà d’un réflexe c’est une nécessité. Tu sais ce « fear of missing out » constant ou même de mon côté la culpabilité de ne pas en faire assez pour faire vivre mes différents comptes (mon blogue et mon compte Instagram de vente vintage, que je veux pourtant voir comme une passion plus qu’une obligation). J’ai la sensation que c’est une sorte de cercle vicieux qu’il va être difficile de contrôler à long terme pour la majorités d’entre nous – je te conseille d’ailleurs la série Years to Years qui est sortie il y’a peu et pas mal interessante à ce niveau notamment. En tout cas merci pour ton retour d’expérience! Et je t’informerai sur la mienne quand je vais décider moi aussi de planifier ça 🙂

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